Ça s’est passé un 9 septembre

1835 - Censure de la caricature de presse

Le 9 septembre 1835, les dessins de presse portant offense au roi écopent d’une censure. En publiant des caricatures du roi Louis-Philippe, le journal Le Charivari devient notamment un organe d’opposition à la monarchie de Juillet. Les poursuites judiciaires pleuvent et remettent ainsi en cause la liberté de la presse préalablement acquise comme une liberté fondamentale par la charte constitutionnelle d’août 1830. Cette loi fait partie des "lois scélérates" promulguées par le roi Louis Philippe Ier.

Au début du XIXème siècle, la presse française vit sous le joug de la censure. Les caricatures sont dans le viseur de la royauté. Notamment celles portant atteinte à l’image du roi et qui inciteraient à la révolte. Le journal "Le Charivari", spécialisé dans les dessins de presse, devient l’un des principaux organes d’opposition à la monarchie de Juillet et enchaîne les poursuites judiciaires.

Cette décision remet ainsi en cause la charte constitutionnelle d’août 1830. Celle-ci assurait alors que la censure de la presse ne pourrait jamais être établie. Un document mis en place après les ordonnances du roi Charles X contre la liberté de la presse qui ont engendré une révolution populaire.

L’article 19 de la loi du 9 septembre 1835 prévoit notamment des interdictions de parution. Ce qui stoppe le développement de la presse politique : les dessins et gravures sont soumis à autorisation préalable. Une répression visant à freiner les publications opposées au régime en vigueur, la monarchie de Juillet. La France était alors sous le règne de Louis-Philippe 1er. L’achèvement de cette période marque aussi la fin de la royauté.

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