Ciguatéra - Les 90 requins testés se sont pas porteurs de toxines

photo d’archive imaz press reunion

Ce mardi 10 octobre 2017, la préfecture a mis en ligne son rapport d’analyse sur l’étude de la contamination d’échantillons de requins par des biotoxines. Conclusion : aucun des squales testé n’est positif et ne montre de toxicité de type ciguatoxines. Les captures et autopsies ont été organisées par le comité régional des pêches de La Réunion et ont permis le prélèvement de 90 échantillons en 13 mois, entre le 15 janvier 2015 et le 17 février 2016. Par ailleurs, ce jeudi 12 octobre, le Centre de ressources et d’appui sur le risque requin a prévu une présentation du programme écologie et comportements des requins côtiers de La Réunion.

 

"Les 90 échantillons testés par bioessais souris sont négatifs. Les symptômes connus des toxines de requin injectées à des souris sont : paralysies des membres, dyspnée, convulsions, diarrhées, et mortalité par arrêt respiratoire en quatre heures, au-delà, les animaux récupèrent (...) Ces symptômes n’ont pas été observés pour ces échantillons testés" indique le rapport d’analyses s’inscrivant dans l’étude de la contamination d’échantillons de requins par des biotoxines. Autrement dit, les squales prélevés à l’aide du programme Cap Requins 2 n’ont pas été reconnus positifs comme présentant un risque de toxicité.

Les échantillons de requins ont été analysés par "bio-essais souris et par essai de cytotoxicité sur neuroblastomes". Deux espèces ont été reçues : le requin tigre et le requin bouledogue. Pour rappel, la commercialisation des requins tigres et bouledogues à La Réunion a été interdite suite à un foyer d’infection de "ciguatera" détecté en 1993. En 1999, le vente est interdite en raison du risque d’intoxication par des biotoxines marines.

Le sujet de la commercialisation des squales est revenu sur la table avec la crise requin. Plusieurs associations réclament la reprise de la pêche, et la fin de cette interdiction, considéré comme l’une des principales causes de la situation actuelle. La ministre de l’Outre-Mer, Annick Girardin, a de nouveau abordé le sujet lors de sa visite en précisant que la commercialisation serait "regardée".

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"L’arrêté (ciguatera) sera regardé (par l’Etat). La pêche aux requins est autorisée, c’est la commercialisation (qui est interdite), elle sera regardée avant la fin de l’année avec l’œil d’une ultra-marine, d’une fille de marin, qui a vécu sur la mer et qui sait ce que c’est" avait t-elle notamment plaidé.

mots clés de l'article : requins

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