Cinéma - Rosenn arrive en salle le 11 octobre

Yvan Le Moine, réalisateur de Rosenn, accompagné de Philippe Graff, décors

Tourné en grande partie à La Réunion en 2012, le film Rosenn d’Yvan Le Moine sortira en salles mercredi 11 octobre sur l’île. Après une présentation à Cannes en 2015 et une nomination aux Magritte du Cinéma pour Hande Kanja, actrice principale, le mélodrame arrive à La Réunion après cinq ans d’attente.

La Réunion du siècle dernier. Dans les environs de Sainte-Suzanne et des champs de canne à sucre, l’histoire se déroule en 1909 et conte la romance charnelle entre la jeune enseignante Rosenn (Hande Kodja), dans la fleur de l’âge, et Lewis Lafoly (Ruppert Everett), un célèbre écrivain anglais vivant à Paris d’une cinquantaine d’années. Cinq ans après sa sortie en Belgique et deux ans après la métropole, le film qu’Yvan Le Moine a mis "huit ans à faire", comme il le raconte, arrive dans les salles de l’île qui l’a accueilli.

- La Réunion ne devait pas être le décor du film -

Si Yvan Le Moine a finalement tourné une majeure partie de ses images sur l’île, il ne devait pas en être ainsi au départ. "On devait tourner Rosenn en Bretagne, comme l’indique le nom, mais la Région n’a pas accepté de financer le projet puisque nous avions déjà fait une demande auparavant" explique le réalisateur. Auteur du premier long-métrage réalisé sur l’île en 2005 avec Vendredi ou un autre jour, le Belge a alors décidé de revenir sept plus tard sur l’île : "On y a longuement réfléchi, et puis on s’est dit que La Réunion, c’est la Bretagne en puissance 10". Visiblement heureux d’être de retour, il nous confie : "ce n’est pas du bla-bla : tourner les images ici a été un privilège, une aubaine".

- "La Réunion a apporté une dimension sociale" -

S’il affirme, amusé, avoir écrit "22 scénarios de Rosenn", Yvan Le Moine raconte que l’histoire de Rosenn "a été plutôt facilement transposable à La Réunion". L’histoire se déroulant au début du XXème siècle sur l’île Bourbon, en période post-esclavagiste, le réalisateur explique que "La Réunion a apporté une dimension sociale importante au film, qui n’aurait pas existé si le film avait été tourné en Bretagne".

- Yvan Le Moine lance un "appel à l’aide à la Région"

Le réalisateur belge, de retour sur l’île jusqu’au 15 octobre prochain, attend de pouvoir "discuter tranquillement avec le président de la Région". Après avoir eu des soucis financiers avec "le Tax Shelter la veille du premier jour de tournage sur l’île", Yvan Le Moine assure attendre "que les promesses faites par la Région soient tenues". Il fait part de son inquiétude et se dit "dévasté financièrement", puisqu’il a aussi "dû vendre sa maison en Belgique" à l’issue du film.


hf/

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