Photographe amatrice passionnée

Daisy Ladrange : des photos, de la rosée aux oiseaux

Toute jeune, à 13 ans son grand père lui a offert un appareil. Un boîtier plat. Depuis, sa passion ne l’a pas lâchée. Daisy Ladrange a toujours son Pentax à portée de main, prête à photographier la rosée et les oiseaux de son jardin à Mafate. Rencontre avec cette photographe amatrice, passionnée du grand air.

"Mon truc c'est de prendre des photos," résume en riant la photographe. Aujourd’hui Daisy Ladrange shoote avec un Pentax, bien pratique car "tropicalisé… Nous avons un fort taux d’humidité à Mafate tout au long de l’année," explique-t-elle. Depuis une quinzaine d’années, la photographe est installée à Marla, entourée par la nature. Avant elle vivait à La Nouvelle. Le cirque est son terrain de jeu, "je n’ai jamais trop le temps de faire des sorties photos… La plupart du temps, je fais des clichés, que ce soit en macro ou en paysage depuis mon jardin. Quand j’ai l’occasion de descendre en hélico, j’en fais d’en haut…"

Sans surprise, la photographe a toujours son appareil à portée de main. "Surtout quand je sais qu’il y a beaucoup d’oiseaux, souffle-t-elle. Quand il y a la rosée, le macro n’est pas loin non plus..."

Autodidacte

Quand elle a commencé, Daisy Ladrange était sur le mode automatique. Suivant les conseils d'amis photographes, elle a pris plus d'assurance et de confiance. Elle a aussi un livre, un "gros bouquin, mais c’est du chinois," s’exclame-t-elle, rien de mieux que la pratique: "on apprend sur le tas, en manipulant"

Rosée, oiseaux et des "nuages bizarres"

Les images qu’elles préfèrent prendre, ce sont celles des gouttes d’eau suspendues, de la rosée au petit matin. "Les oiseaux aussi, ajoute-t-elle. Nous avons plein de fruits dans la cour, les oiseaux viennent tout le temps et suffisamment près. C’est un peu une partie de chasse entre eux et moi." L’inspiration vient à elle.

Pour autant, Daisy Ladrange n’aime pas trop prendre les paysages, "je ne prends pas le temps de photographier ce que je peux voir tous les jours," indique-t-elle. Mais l'une de ses photos préférées est celle qu'elle a prise un matin de Marla du Gros Morne, avec au dessus, des nuages sculptés par le vent "qui ressemblent à des méduses." Ces nuages "un peu bizarres" et éphémères, elle apprécie particulièrement les capturer.

Photos ratées, photos rêvées

Les images qu'elle rêve de capter avec son Pentax, Daisy Ladrange les a déjà croisées... mais ratées. Parmi elles, la photo d'un arc-en-ciel de nuage... "C'est très rare, et très éphémère. J'en ai vu un, une seule fois. Mon appareil n'était pas loin mais sur le moment je me suis que j'aurais l'occasion d'en recroiser un et... non," soupire la passionnée. Ce nuage, si spécial s'appelle nuage irisé ou iridescent. Il naît d'un phénomène météorologique bien connu mais très rare, d à la diffraction de la lumière solaire qui traverse les gouttes d’eau présentes dans certains nuages…

"Un autre ratée, c'était dans un hélico pour remonter à Mafate depuis la côte. Ce jour là, je n'avais pas mon appareil, on était Pierrefonds, il y avait un peu de nuage et en regardant en bas : un arc-en-ciel. Il y avait l'ombre de l'hélico dans le nuage, dans l'arc-en-ciel," ratée, rit-elle.

Un autre photo rêvée ? Celle du papangue, quand il plonge et "qu'il ralentit, les serres en avant." Un rapace qui passe souvent près de sa maison mais Daisy Ladrange est "bloquée par son objectif."

Les portraits, des souvenirs

La photo c'est aussi une marque qui reste dans le temps. "Dans les familles, il y a trop de gens qui partent sans avoir de souvenir, explique Daisy Ladrange. J'essaye de prendre un maximum de portraits de ma famille quand je descends. En noir et blanc."

nt/www.ipreunion.com

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