Alors que des paillotes devraient être encore ouvertes

Hermitage : le collectif de défense du domaine public maritime va pique-niquer dimanche

photo RB imaz press reunion

Dimanche 9 décembre 2018, un grand pique-nique collectif est organisé sur la plage de l’Hermitage, là où étaient - sont encore - installées certaines paillotes qui ont fait couler tellement d’encre ces derniers mois. Le collectif de défense du domaine public maritime (DPM) fête sa victoire par ce grand pique-nique. Mais si le Coco Beach et la Bobine ont baissé le rideau définitivement dimanche 2 décembre, pour l’heure d’autres établissements sont encore présents.

Le 5 novembre dernier, le jugement du tribunal administratif était clair comme l'eau du lagon un jour d'été lumineux : les six paillotes de l'Hermitage sont sur le Domaine public maritime (DPM), elles doivent donc quitter les lieux et les remettre en état. Point barre. l'arrivée de la notification de la décision de justice, elles ont huit jours pour partir et un mois pour remettre les lieux en l'état. La décision du Tribunal administratif "prévoit une astreinte de 100 euros par jour d'occupation illégale du domaine public maritime au delà de 30 jours suivant la notification du jugement du Tribunal administratif", rappelle la préfecture.

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Le Coco Beach a déménagé tout de suite après le jugement. La Bobine s'est exécutée le 2 décembre, l'établissement a définitivement fermé ses portes et la remise en état des lieux est en cours. Mais sur la plage, d'autres établissements sont encore en fonction. Pourquoi ? La préfecture, explique que les établissements présents sont encore dans les délais légaux, car c'est de la date de réception de la notification que part le compte à rebours et non pas de la date du jugement (aucune indication n'a été donnée sur la date de remise de notification aux derniers établissements présents - ndlr).

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Quoi qu'il en soit, dimanche 9 décembre, se trouveront face à face les défenseurs d'un DPM légalement accessible à tous et les derniers restaurateurs et leurs salariés qui voient sombrer un outil de travail de toute façon illégalement implantés selon le jugement du tribunal administratif

ml/www.ipreunion.com

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