Près de 2.500 hectares parcourus par le feu (actualisé)

Incendie au Grand-Brlé : le feu est fixé, il n’y a plus de lisière active

Photo RB/ Imaz Press

Les pompiers poursuivent leur combat contre le feu au Grand-Brlé à Sainte-Rose ce dimanche 27 janvier 2019. Malgré l’absence de pluie, la situation est favorable, le vent s’est calmé et le ciel nuageux empêche le soleil de réchauffer les roches volcaniques. Ce matin, il n’y a pratiquement plus de point chaud. La route nationale, fermée depuis vendredi, est même rouverte depuis 14 heures cet après-midi. En fin de journée, samedi 26 janvier, près de 2.500 hectares de végétations ont été traversés par le feu qui a tout de même épargné quelques petites poches de végétation. Près de 80 hommes, plus d’une dizaine de véhicules et 5 hélicoptères étaient mobilisés. Ces derniers ont même lâché du retardant.

"Le feu est fixé, il n’y a plus de lisière active. Il reste quelques points chauds mais ils se situent à l’intérieur des zones, ils n’avaient pas été brlés," se réjouit le lieutenant colonel Henri-Claude Pothin.

En fin de matinée, une petite pluie fine est venue soutenir les pompiers, "ce sont les premières gouttes depuis hier après-midi," s’enchante le lieutenant colonel Henri-Claude Pothin. Alors que toute l'île a été arrosée dans la nuit de samedi à dimanche, il n'y a pas une goutte à Sainte-Rose : "Mais la météo nous a été favorable, il n'y a pas de vent, le ciel nuageux empêche le soleil de réchauffer les blocs volcaniques," s'enthousiasmait ce matin le lieutenant colonel Henri-Claude Pothin.

Samedi 26 janvier, les opérations menées par les 80 hommes mobilisés et la dizaine de véhicule ont bien fonctionné. "Nous avons notamment déversé du retardant face à la ligne de front par des hélicoptère," ajoute-t-il.

Ce produit est généralement lâché par le Dash, comme cela avait été le cas au Maïdo en 2010 et 2011. Par hélicoptère, l’opération est très délicate, mais c’était déjà faite sur l’incendie de Roche Ecrite en 2013.

"Vu les conditions favorables, nous devrions réduire les effectifs présents de deux tiers cet après-midi," explique le lieutenant colonel Henri-Claude Pothin.

La RN2, la nationale goudronnée qui se fraye un chemin à travers les coulée de lave, a été fermée à la circulation vendredi 25 janvier matin. Principe de précaution. Pour que l’incendie qui se trouve en amont de l’axe routier ne rejoigne pas la mer, les pompiers ont allumé des contre-feux, concrètement, ils ont allumé volontairement des feux pour brler la végétation avant que l’incendie n’atteigne la bordure de route, qu’il soit incontrôlable et continue de tout engloutir sur son passage. Une technique de prévention qui a porté ses fruits : "Nous espérons que la route sera ouverte en fin d'après-midi dimanche," estime le colonel Pothin. C'est chose faite : à 14 heures, la RN2 est de nouveau accessible.

Samedi 26 janvier, en fin de journée près de 2.500 hectares ont été traversés par le feu... soit environ 3.501 terrains de football. "Il reste des zones, des poches où la végétation n'a pas été ravagés," explique le lieutenant colonel Henri-Claude Pothin.

La matinée de samedi 26 janvier a été angoissante pour les soldats du feu, un vent puissant ne cessait d'attiser l'incendie qui se dirigeait dangereusement vers les ramparts de Sainte-Rose et de Saint-Philippe. Et enfin, dans l'après-midi, le vent s'est calmé et la pluie tant attendue est tombé.

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RAPPEL - Au Grand-Brlé, c’est dans l’enclos du piton de la Fournaise entre les remparts de Saint-Philippe et de Sainte-Rose que l’incendie évolue. Un premier départ de feu le dimanche 20 janvier, un autre le mercredi 23. Deux foyers dont les causes sont encore indéterminées. Mais les conséquences, on les connaît. Un incendie d’une ampleur impressionnante contre lequel les hommes du feu mènent une lutte acharnée depuis près d’une semaine sur terre et surtout dans les airs.

Car le site est escarpé, difficile d’accès. Les soixante-dix pompiers sont appuyés par quatre hélicoptères bombardiers d’eau qui enchaînent les allers-retours avec des "Bambi bucket", ces poches d’eau qu’ils versent sur les points les plus chauds de l’incendie. Une opération délicate, les pompiers doivent user de toute leur technicité pour contenir le sinistre.

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