Les exposants et les vaches font la grimace

Photo T.S.

Miel Vert, la plus grande ferme de l’île, continue bien. Ses organisateurs suspendaient trois jours la manifestation organisée à la Plaine des Cafres à cause des intempéries et la prolongeaient jusqu’au dimanche 21 janvier 2018. Ce samedi matin 13 janvier, le grand soleil brillait dans le ciel. Pas suffisant pour redonner le sourire aux exposants. Apiculteurs, vendeurs de vêtements, agriculteurs et même... vaches. Tous s’inquiètent de la baisse de fréquentation par rapport à la précédente édition. Embarquez avec nous pour bat un karé entre les différents stands.

 

Premier arrêt chez les apiculteurs installés dans le gymnase du 23ème kilomètre. Absence de letchis, maladie du varroa touchant les abeilles, baisse du chiffre d’affaires (CA) à cause du manque de visiteurs... La déprime guette ces professionnels. Comme le confirme Pascal Fontaine, installé dans le quartier de Bras Creux au Tampon.

Il garde le moral malgré un CA divisé par deux comparé à l’édition 2017. Le Sudiste d’une cinquantaine d’années exerce son activité depuis plus de 30 ans. Il s’exprime dans la vidéo suivante.

 


Absence de letchis, la maladie du varroa touchant les abeilles, baisse du chiffre d’affaires (CA) à cause du manque de visiteurs... La déprime guette ces professionnels. Comme le confirme Pascal Fontaine, installé dans le quartier de Bras Creux au Tampon. pic.twitter.com/32B3X4VzC3
— Thomas Selly (@Thsly) 13 janvier 2018


 

Il espère pouvoir atteindre le chiffre des ventes de 2017. Mais appréhende la période actuelle marquée par les pluies. Il espère pouvoir écouler son stock sur les marchés forains. Même état d’esprit quelques stands plus loin avec Bruno Ariapoutri, apiculteur lui aussi.

Ce Tamponnais note un contraste saisissant avec Miel Vert 2017. Il pointe un CA divisé par 3 pour sa deuxième participation. L’apiculteur souhaite voir le beau temps revenir et s’installer.

 


Il espère pouvoir atteindre le chiffre des ventes de 2017. Mais appréhende la période actuelle marquée par les pluies. Il espère pouvoir écouler son stock sur les marchés forains. Même état d’esprit quelques stands plus loin avec Bruno Ariapoutri, tamponnais lui aussi. pic.twitter.com/w6ec416Nh7
— Thomas Selly (@Thsly) 13 janvier 2018


 

Un sentiment partagé par Joseph Francomme. L’exposant revient pour la seconde année et siège aussi dans le conseil d’administration du syndicat des apiculteurs réunionnais (SAR). C’est la soupe à la grimace chez lui également.

"L’année dernière on a fait un super chiffre. Là, c’est la catastrophe. J’ai perdu au moins 80 % du chiffre d’affaires", commente-t-il sous le stand du SAR. Le professionnel suggère la gratuité du billet pour la semaine prochaine. L’entrée est actuellement fixée à 2 euros.

 


Un sentiment partagé par Joseph Francomme. L’exposant revient pour la seconde année et siège aussi dans le conseil d’administration du syndicat des apiculteurs réunionnais (SAR). C’est la soupe à la grimace chez lui également. "L’année dernière on a fait un super chiffre. pic.twitter.com/bwOoVgmYiG
— Thomas Selly (@Thsly) 13 janvier 2018


 

Nous ressortons du gymnase où plus d’une vingtaine d’exposants prient pour un retour des visiteurs. Beaucoup d’entre eux possèdent la même opinion que les trois apiculteurs interrogés. À l’extérieur, les agriculteurs en charge des veaux, vaches ou encore cabris ne disent pas autre chose.

"Mwin la jamai vu un Miel Vert oci désert. La pli la vrémen pa aid a nou. Nou na poin la chance ek tout la pli ke la doné", peste Ghislain, éleveur de bovins et d’ovins dans les hauts de la Plaine des Cafres. Nous remontons vers l’espace de la fête foraine où quelques marmays reviennent d’un tour de manège.

"Il y a peu de gens après les intempéries. On espère qu’avec ce week-end, on va pouvoir se rattraper. S’il fait beau, ça va repartir, j’en suis sûr ,car les gens aiment venir dans la plus grande ferme de l’île pour promener et emmener les enfants", affirme Thierry en charge de la billetterie d’une attraction foraine. Les vendeurs de vêtements et d’accessoires confirment la tendance à la baisse.

Un peu plus loin, on aperçoit le cuisinier André Rochetaing. Avec les membres de la confrérie des Toques blanches, il propose des dégustations au public. Regardez et écoutez ses explications dans les deux vidéos suivantes.

Il détaille le menu à une visiteuse. Un zembrocal avec saucisses et des chipolatas et des merguez avec des margozes. Et même un pancake avec des merguez.

 


Un peu plus loin, on aperçoit le cuisinier André Rochetaing. Avec les membres de la confrérie des Toques blanches, il propose des dégustations au public. Regardez et écoutez ses explications dans les deux vidéos suivantes. pic.twitter.com/xUF484cbJz
— Thomas Selly (@Thsly) 13 janvier 2018


 

André Rochetaing continue de cuisiner mais voit moins de monde passer.

 


André Rochetaing continue de cuisiner mais voit moins de monde passer. pic.twitter.com/GhcRPE5StF
— Thomas Selly (@Thsly) 13 janvier 2018


 

Nous terminons notre karé à Miel Vert par un concours de vaches. On exagère un peu mais elles non plus n’ont pas l’air contentes. Par contre, elles font vraiment la grimace. Tenues par leurs éleveurs, les bêtes entrent dans l’arène afin d’être évaluées par un juge. Et avancent sous l’œil attentif des spectateurs. Jugez plutôt leur manière de défiler.

 


Nous terminons notre karé à Miel Vert par un concours de vaches. Elles entre dans l’arène afin d’être évaluée par un juge. Les bêtes défilent sous l’œil attentif des spectateurs. Jugez plutôt. pic.twitter.com/DyHsXTcuGS
— Thomas Selly (@Thsly) 13 janvier 2018


 

Le site de Miel Vert reste, lui, ouvert au public malgré les conditions météos. Concernant la programmation des concerts, les décisions se prennent au jour le jour en fonction du temps. La population est invitée à se tenir informée sur le site internet de la ville et le Facebook de la Ville. Retrouvez le programme complet des festivités en consultant ces deux sources d’information.

ts/

à voir également en vidéo

suivez-nous