Ils protestent contre le licenciement d’un des leurs

Les salariés de GTOI en grève, les chantiers à l’arrêt

Lundi 1er septembre 2014 - Grève chez GTOI (photo Imaz Press)

Ce lundi 1er septembre 2014, un mouvement de grève a été lancé par les salariés de la société GTOI (Grands travaux de l’océan Indien). Près de 300 grévistes se sont rassemblés devant le siège de l’entreprise au Port pour protester, entre autres, contre le licenciement d’un chef de chantier ayant plus de 25 ans d’ancienneté. En conséquence, le plupart des chantiers de la GTOI sont à l’arrêt. "On a appelé à la grève sur tous les chantiers, si ils ne sont pas tous bloqués aujourd’hui ce sera demain, mais ils vont s’arrêter doucement mais sûrement", confie Jacky Balmine, secrétaire général de la CGTR BTP.

C’est la procédure de licenciement engagée contre Philibert Grondin, chef de chantier depuis plus de 25 ans, qui a mis le feu aux poudres. "On l’a rendu responsable d’un chantier qui s’est très mal passé à la Région, alors que c’est notre encadrement au-dessus qui n’a pas su organiser ce chantier. Mais c’est lui qui en fait les frais, on trouve ça inadmissible et on trouve la sanction de licenciement disproportionnée", explique Jacky Balmine.

En effet, dans un communiqué, la direction de GTOI indique qu’ "il semblerait que le point de départ de ce mouvement soit le licenciement d’un chef de chantier la semaine dernière pour faute, suite à des manquements professionnels répétés et graves".

Mais selon le responsable syndical, l’homme en question porterait le chapeau pour des erreurs commises par sa hiérarchie. "On a eu une rencontre avec la direction, le salarié s’est expliqué et j’étais convaincu qu’on avait été entendus. Mais comme on a perdu énormément d’argent sur le chantier de la Région, il fallait trouver un bouc émissaire et ils ont choisi Philibert. C’est inadmissible, il a tiré la sonnette d’alarme, il a dit que c’était impossible à suivre et on lui reproche un manquement professionnel. Et comme par hasard, tous ceux qui sont expatriés et qui sont au-dessus ne sont pas accusés de manquement professionnel. Je trouve ça incohérent, on ne peut pas laisser ça comme ça", poursuit le secrétaire général de la CGTR BTP.

L’intersyndicale CGTR, CFDT, CFTC par ailleurs fait part à la direction de plusieurs revendications : "la prime d’ancienneté des Etam (Employés, techniciens et agents de maîtrise), la mutuelle à 100 %, le treizième mois pour les salariés contractuels, la mise en place d’un accord d’intéressement, revoir le passage permanent 2014 insuffisant et la mise en place d’une commission de suivi sur l’évolution de carrière chaque année, la mise en place d’une prime pour les cadres locaux qui ne bénéficient pas des avantages d’un expatrié, le statut assimilation cadre à partir du coefficient 745 et le respect des instances représentatives du personnel".

En attendant d’être entendus, les grévistes ont décidé de bloquer l’ensemble des chantiers. "S’ils ne sont pas tous bloqués aujourd’hui ce sera demain, mais ils vont s’arrêter doucement mais sûrement", souligne Jacky Balmine. Selon la direction, "une réunion entre représentants de la direction et des syndicats doit avoir lieu dans l’après-midi, si les conditions matérielles le permettent".

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