La nouvelle charte d’observation rendue publique (actualisé)

Finalement pas de quiétude pour les baleines après 13 heures

photo d’archive RB Imaz Press Réunion

Les nageurs et les plongeurs pourront continuer à se mettre à l’eau après 13 heures pour observer les baleines. L’annonce a été faite par la préfecture ce mercredi matin 12 juin 2019 lors de la présentation de l’arrêté préfectoral concernant l’observation des géantes des mers. Dans un premier temps l’idée d’une période de quiétude débutant tous les jours à 13 heures avait été envisagée. Cette option n’a pas été appréciée par les 336 personnes qui ont participé à la consultation citoyenne sur le contenu de l’arrêté. La préfecture en a déduit qu’il "est prématuré d’envisager une période de quiétude car cela risque de concentrer les baignades dans la matinée et d’augmenter la pression sur les cétacés". Par contre il est désormais obligatoire de se munir d’un masque, d’un tuba, de palmes et surtout d’une combinaison pour aller voir les baleines dans l’eau. Le non respect des termes de l’arrêté pourra être sanctionné par une amende de 38 euros. (Photo rb/www.ipreunion.com)

C'est un arrêté de 7 articles qui va finalement voir le jour au 1er juillet. La consultation citoyenne sur le projet d'arrêté concernant l'observation des cétacés "fut un succès" selon le sous-préfet de Saint-Paul, Olivier Tainturier : 336 personnes ont donné leur avis en ligne. Et parmi ces internautes, beaucoup, notamment des clubs organisant des sorties baleines, se sont montrés réticents face à la mesure la plus forte de cet arrêté : interdire la mise à l'eau après 13h.

"Après réflexion, nous avons conclu qu'il était trop tôt pour mettre en place une telle mesure", explique le sous-préfet. "En concentrant la mise à l'eau dans la matinée, nous risquons une surcharge qui peut entraîner finalement une pression accrue sur les cétacés, ce qui serait contraire à ce que nous essayons de mettre en place."

La mesure n'est pas abandonnée pour autant : une étude d'impact va être menée d'ici l'année prochaine afin de ré-examiner la mise en place d'une période de quiétude, en terme d'horaires notamment.

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Une mise à l'eau plus encadrée et des sanctions possibles

Sans cette interdiction de mise à l'eau après 13h, l'arrêté préfectoral contient finalement peu de changements vis-à-vis de la charte d'observation et d'approche des cétacés déjà mise en place.

"Il n'est pas question de faire un copié-collé de la charte", assure pourtant Olivier Tainturier. Les distances et le nombre de navires sont maintenues, les changements reposent surtout sur deux points : les conditions de la mise à l'eau, et les sanctions.

Ainsi la mise à l'eau implique de porter un équipement complet, soit : palmes, masque, tuba et combinaison. La combinaison, qui doit couvrir au moins le torse et l'abdomen, n'était que conseillée jusqu'ici, elle devient donc obligatoire.

Par ailleurs, la mise à l'eau est dorénavant interdite pour les mineurs de moins de 8 ans. Quant aux mineurs entre 8 et 18 ans, ils doivent se munir oblligatoirement d'une autorisation formelle écrite, ou bien être accompagnés d'un tuteur légal.

L'autre nouveauté porte sur les sanctions. En cas de non respect de l'arrêté préfectoral, l'usager en tort risque une amende de 38 euros. Une autre loi, mise en place en 2011, interdit également tout "harcèlement" des cétacés, comprendre la poursuite volontaire des animaux. Dans ce cas on risque jusqu'à 750 euros d'amende.

Comment seront faits les contrôles ?

Les contrôles, eux, devraient augmenter. "Ça, c'est un peu mon travail" intervient alors Nicolas Rouyer, chef du service eau et biodiversité à la DEAL. "Il y a un bon dialogue entre les différents acteurs, ce qui permet une meilleure organisation des contrôles de police." Des opérations "coup de poing" sont également d'ores et déjà prévues... Parmi ceux qui devront procéder à ces contrôles : la gendarmerie, la brigade nature de l'Océan indien, la DEAL, la DMSOI... "toute une palanquée de services" ajoute Nicolas Rouyer.

La Direction de la mer devrait d'ailleurs être renforcée par un service appelé ULAM (Unité littorale des affaires maritimes), mis en place à l'horizon 2021, qui sera composé d'environ un bateau et 5 personnes dédiées aux contrôles maritimes.

En terme de distances, de nombre de navires et de personnes à l'eau simultanément, l'arrêté reprend la charte d'observation, que vous pouvez retrouver sur ce lien.

mm/www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

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