Nuit d’Halloween - violences urbaines (actualisé)

Un des fauteurs de trouble condamné à deux mois de prison avec sursis

Capture d’écran

Neuf communes touchées par des violences urbaines et ce soir-là "seulement" dix-neuf interpellations. Faute d’éléments, la majorité des personnes interpellées ont été relâchées. Finalement, il n’y aura eu que quatre personnes placées en garde à vue à Saint-Denis et deux à Sainte Suzanne. L’un des acteurs de ces violences urbaines est passé en comparution immédiate ce vendredi, il a été condamné à deux mois de prison avec sursis pour avoir lancé une canette sur un fourgon de police.

Parmi ces quatre personnes placées sous le régime de la garde à vue à Saint-Denis, deux d'entre elles sont des mineurs âgés de douze et quatorze ans. Ils ont été laissés libres et recevront prochainement une convocation pour passer devant le tribunal pour enfants. 

Concernant les deux majeurs : l'un d'entre eux a été relâché faute d'éléments probants, l'autre sera déféré au tribunal de Champ Fleuri en comparution immédiate dans les prochaines quarante-huit heures. 

 

À Sainte-Suzanne, deux majeurs ont été interpellés, l’un d’entre eux a été laissé libre, il recevra une convocation pour passer devant le tribunal, l’autre est passé en comparution immédiate, il a été condamné à deux mois de prison avec sursis pour avoir lancé une canette sur le fourgon des forces de l'ordre. 

Pas d’autres interpellations sur le reste du département pour le moment. 

Au vu des faits, cela fait peu d’interpellations. Et la majorité d’entre elles ne se sont pas (encore) soldées par des poursuites judiciaires. Cette nuit d'Halloween a pourtant été marquée par des événements plus ou moins importants en fonction des communes. Un hôtel dégradé, une tentative de cambriolage dans une agence de voyages, une pizzeria saccagée et un magasins de vente de moto pris pour cible, deux véhicules brûlés et plusieurs poubelles incendiées au Chaudron. À Saint-André, le commissariat a été caillassé. Pour les autres communes, Le Port, Sainte-Suzanne, Bras-Panon, Saint-Pierre, Saint-Louis, Saint-Benoît et La Possession, ce sont surtout des poubelles qui ont été incendiées sur la voie publique. 

Côté justice, une source explique que ce nombre peu élevé d’interpellations est dû à la difficulté d’identifier les auteurs des faits lorsqu’ils sont commis collectivement. Mais d’autres interpellations liées à ces violences urbaines pourraient intervenir dans les prochains jours car des investigations sont en cours.

 

fh/www.ipreunion.com

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